
Juillet 2009
Voilà un an chers Sociétaires et Chers amis que vous n'avez pas eu de nouvelles de « Méras ». Je ne vous oublie pas, mais l'informatique a bien du mal à investir les lieux...La haute vallée de l'Arize ne possède toujours pas le haut débit et le téléphone fonctionne de façon imprévisible...quand il fonctionne. Il paraît que tout cela va s'améliorer dans les mois à venir...
• Des nouvelles des gens:
Charité bien ordonnée commençant par soi-même, je vais bien et physiquement et moralement.
-Yana est devenu « maçon du bâti ancien » dûement diplômé, autant dire qu'il n'est pas resté « les deux pieds dans le même sabot ». Il a été emabuché la semaine suivant son examen! C'est dire que le métier de maçn, même si il est pénible physiqument est un vrai métier! Ça ne l'empêche pas de retrousser ses manches aprés le boulot pour embellir « Méras ». Chapeau!
-Buffalo travaille quand il est en argent à l'amélioration de son petit fortui situé sur les « hauts de Méras » prés de la bergerie, transformant le lieu-dit « La serre » en quartier résidentiel. Il jardinne à bêche rabattue cette année.
-David, Inès et leur petite fille Jelah donnent beaucoup de leur temps à Méras, quand ils ne sont pas dans le Gard. Les abords de la maison et la création du jardin magique réjouissent l'oeil. Et puis c'est sympa qu'il y ait un bébé dans une maison.
-Karin a doté les chambres à louer de rideaux et permis, avec beaucoup de tact, ma propre tranhumance dans l'ancienne chambre du Doyen. Inutile de vous dire que bouger les archives, les livres, ranger, trier, jeter, s'adapter, n'a pas été une mince affaire. Je lui sais gré de sa haute participation nottament au niveau de l'agencement des nouveaux rayonnages. De ce fait, mon ex chambre, munie de deux lits solo, complète avec l'ex(repasserie, les chambres à louer, portant la capacité d'accueil à 3 couples plus 3 enfants.
• Des nouvelles des bêtes.
-L'évenement marquant c'est l'arrivée de Douillette-Droopy, ratière de son état, ou plutôt souricière étant donné son modeste volume. Sortie tout droit d'un dessin animé de Walt-Disney! Cadeau de Yana pour seconder Roudoudounne vieillissante, cette espèce de clown a eu tôt fait de se faire adopter, même si quelques coups de dents de ci de là l'ont rappellé à l'ordre, quand elle prennait trop de place.
Est-ce par jalousie? Roudoudounne, peut être pour montrer qu'elle était toujours là, a pondu pour la St Valentin, avec l'aide du fidèle Zizou, un petit « Edidou de Méras » qui sera sans doute l'ultime. Ce chiot remarquablement intelligent est allé porté sa bonne humeur chez Hélène Raufast.
-A l'écurie, les petits mulets Ugo et Urus ont reçu les bases de leur éducation. Cela consistituera l'essentiel d'une nouvelle production de l'association « le Trait » que je préside et odnt je rappelle qu'elle s'est fixée pour but de conserver par l'image les ultimes savoirs liés à la Traction Animale.
Hélas je n'ai pas eu l'idée de séparer ces gentils garnements de la poulinière Nini qui m'a pondu la plus jolie des mules en fin de printemps. Résultat des courses: les muletons d'un an ont voulu « jouer » avec la petite soeur et lui ont cassé la colonne vertébrale...Dures rélaités de l'élevage. Fragilité de la vie...Leçon cruelle de modestie.
Arsule et Dolly se portent on ne peut mieux.
-Les Boeufs « Casta » Lauret et Negri en dépôt-vente depuis 3 ans, confiés par la maison Hardy devraient trouver preneur début juillet enfin!
Ils seront remplacés par les « Mirandais », Pardol et Bouet, notamment pour assurer l'épopée historique à Foix en août.
-l'effectif ovin et caprin s'est enrichi de deux brebis Castillonnaise et d'une chevrette Pyrénéenne de la maison Gounet, avec deux boucs « pour la cuisine ».
Grâce au sociétaire et ami Benoît Saufourche, le défrichage du moulin de « Méras » s 'est poursuivi, améliorant le point de vue et aérant de nouveau paccage. Benoit a initié Yana au maniement de la tronçonneusede sorte qu'on peut désormais fréquenter un véritable « Mérsa-plage ».
La prado-loupo a été enfin resemmée en prairie et sa berge en cours de nettoyage grâce au voisin Jean Jacques Mary du « Bernès » et l'infatigable débroussailleuse animée par Yana.
• Les Activités:
C'est là où le bât blesse:
Grâce au réseau « Acceuil Paysan » auquel j'ai adhéré, une dizaine de clients, seuls ou en famille ont fréquenté le gîte...c'est bien maigre, dans tous les cas insuffisant pour « fiare tourner la barraque ». Il semblerait que la saison touristique soit désastreuse chez tous mes collègues...Voilà une info pas vraiment rassurante.
Alors si vous voulez m'aider, sil vous plaît, adressez-moi des clients!!!
Autre difficulé, les Stud-Books Percheron et Breton qui m'employaient durant la saison des Concours d'élevage dans le Sud-Ouest, n'ont plus besoin de mes services. Seuls les Comtois poursuivent la technique du « pointage » mais ils ne m'emploieront qu'une année sur deux, pour diminuer les frais de route...2009 est une année sans...
J'espère qu'une série de cours à l'attention du Syndicats des Eleveurs de Chevaux de Trait de Cerdagne compensera en partie ce manque à gagner (Merci Jean Clopes).
• En perspective:
Un stage de débardage en T.A en Octobre dont les dates vous seront communiquées ultérieurement, ainsi qu'un stage de lbours,co-animé par le célèbre Jean Louis Cannelle.
A bientôt,
Votre dévoué
Olivier Courthiade
Février 2008 - suite de l'appel de Méras
Chers amis,
Des nouvelles du front :
Elles se déclinent d’abord en forme de merci.
Merci mille fois de votre solidarité et de votre générosité, dans un contexte où, les « chats à fouetter » ne manquent pas.
Votre attitude m’a profondément ému. C’est un sacré, un substantiel témoignage de reconnaissance d’abord de ma petite personne et surtout de l’action que je m’efforce de mener à Méras, tant mal que bien…
Cela signifie que l’égoïsme, l’indifférence, le cynisme ne règnent pas encore tout à fait en maîtres.
Deux interventions m’ont particulièrement touché : d’abord celles d’amis que j’avais informé mais dont je savais qu’ils n’avaient pas les moyens financiers de m’aider. Certains, au détriment d’autres dépenses, ont jugé que la sauvegarde de Méras étaient prioritaire. Refuser leur aide matérielle eut été injurieux. A ceux là j’adresse une reconnaissance toute particulière.
Ensuite, la participation de personnes totalement inconnues de moi, qui ont eu vent de mes difficultés matérielle, soit par le bouche à oreilles, soit par ce que j’appelle « la machine ». Spontanément donc, parce qu’ils jugeaient l’œuvre utile, ils ont participé.
A vous, mes nouveaux amis, j’offre toute ma gratitude et attend de faire votre connaissance.
Je n’oublie pas bien sûr tous les autres Amis qui ont participé et adressé des vœux plus que réconfortants pour la suite.
Je rends grâce.
Le « Méras thon comme dit l’un de mes beaux frères avec une pointe d’humour, n’est pas terminé. A ce jour 80 000 euros ont étés réunis. Il faut que je parvienne au moins à 100 000 euros. Ma Patrie, ébranlée par le succès de ma démarche a assoupli ses exigences tant au niveau de l’échéance que de la somme de parts mises sur le marché. Il n’empêche qu’une seule de mes sœurs consent à conserver ses parts. Les autres à plus ou moins brève échéance sont vendeurs.
Vos chèques ne seront pas immédiatement touchés donc. Vous serez averti en temps utile du terme de l’attente.
Je me ferai un devoir de vous écrire à tous personnellement mais surtout je vous demande d’être patients. Une dizaine de lettres me parviennent tous les jours et je ne peux pas tenir le rythme étant donné les contingences de la ferme, des animaux et de la maison, je dois gratter et user des blocs Rhodia pour pondre des piges et terminer un ouvrage consacré aux mulets, en commande depuis… des années (merci de votre patience JLG).
Une épaule fortuitement et judicieusement fracturée/déplacée m’a déjà permis de pondre une fiction en forme de nouvelle. Si elle a l’heur de plaire à l’éditeur qui me l’a commandé, je ne manquerai pas de vous tenir au courant.
Enfin, sachez que ARSULE ma « davantera » (mule de tête) va fêter ses vingt ans, bon pied, bon œil, pas prête à céder la place.
Yana, un vrai bon stagiaire (ça existe) me soulage des tâches les plus pénibles, ce qui me permet d’écrire sans culpabiliser.
A tous je renouvelle l’expression de ma reconnaissance et vous souhaite une année sereine !